Au lendemain de la bataille d’Austerlitz, en 1806, Napoléon promet à ses soldats « vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe ». L’emplacement de l’arc, souhaité par Napoléon, se situe à l’est de Paris, endroit emprunté par les armées qui reviennent de guerre, là où se trouvait la Bastille. Le monument a été conçu pour dominer Paris et l’architecture devait flatter la prédilection de l’Empereur pour l’Art antique romaine.
Les architectes Chalgrin et Raymond ont pris une inspiration sur l’arc de Titus à Rome et le choix a été fixé sur la place de l’Étoile, sur l’avenue des Champs-Élysées, un axe tracé par Colbert au XVIIIe siècle.
Un haut lieu des manifestations nationales
Durant la phase de sa construction, de 1806 à 1836, l’Arc de triomphe a subi plusieurs fois les revers des bouleversements sur le plan politique. Ce n’est qu’en 1836, lors de son inauguration officielle, qu’il retrouve le sens de sa vocation : honorer les soldats de l’Empire et de la République. Par la suite, le monument a été le témoin de grands évènements nationaux, tels que l’arrivée des cendres de Napoléon 1er en 1840 et le défilé qui a marqué la libération de Paris en 1944.